Gender marketing ou sexisme ?

Dans un de mes précédents articles, « Gender Marketing, vers plus de discrimination ?« , j’évoquais cette technique de vente qui consiste à cibler son marketing en fonction du genre de la personne.

Un parfait exemple à ce sujet, datant de Noël dernier, est le fait que l’enseigne Boulanger s’est excusée de ses publicités sexistes sur l’électroménager… Voilà les produits en cause :

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Boulanger se fait donc remarquer pour son « mauvais goût ». L’enseigne française a eu la mauvaise idée d’étiqueter des produits d’électroménagers, comme un fer à repasser par exemple, avec le message « Le Noël de rêve pour elle ». Sur les réseaux sociaux, certains ont accusé Boulanger de sexisme.

Dans un premier temps, l’enseigne n’a pas vraiment pris conscience du problème. Mais les critiques se sont multipliées. 

Finalement, la chaîne de magasins a présenté ses excuses expliquant que « le nécessaire avait été fait » dans tous les magasins. Des excuses exprimées via le compte Twitter de Boulanger qui s’est adressé directement à plusieurs internautes.

Le marketing a pour objectif de faire vendre ou, au moins, de faire parler… Et même si le pari de vente de Boulanger dans ce cas n’est peut être pas gagné, au moins, il est remonté dans les stats d’audience.

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Est ce que la pub de David Beckham et H&M aujourd’hui est autant malmenée ? Pourtant si on y réfléchit, l’homme est finalement mis a nu pour vendre des vêtements…

Que penser des publicités pour les produits vaisselles du BHV ? « Il faut pomper pour que ça gicle ». La marque de produits vaisselle Dishes Good et le BHV Marais accusés de sexisme par les internautes

BbabTDKCYAAjOBYEt sinon ? Il vous reste à dénoncer les publicités que vous jugez dégradantes sur twitter par exemple avec le #notbuyingit (Je n’achète pas)… Né sur Twitter il y a deux ans, ce hashtag est désormais une application pour iPhone et iPad. Le principe est simple : à chaque fois qu’un internaute voit passer une publicité comportant des clichés sexistes à la télévision, entend une boutade misogyne à la radio, ou tombe nez à nez avec un produit tendancieux au supermarché, il est invité à partager sa trouvaille sur son smartphone en l’accompagnant du mot-clé #notbuyingit. Ceci afin qu’elle soit facilement repérée et partagée le plus de fois possibles sur la toile dans l’espoir de faire pression sur les marques et les diffuseurs incriminés…

Mais rassurez-vous, les utilisateurs de #notbuyingit ne voient pas le mal partout. La nouvelle application leur donne aussi la possibilité de mettre en lumière les publicités qui leur ont paru exemptes de clichés sexistes et bénéfiques pour l’image de la femme (ou de l’homme), en les signalant via le mot-clé #mediawelike (les médias qu’on aime).

Mais le « simple » mauvais goût peut-il être rapporté à du sexisme ? Il faut quand même relativiser… C’est tellement facile de critiquer aujourd’hui et de partager son point de vue… Cela semble tellement plus simple que de se remettre en question… Ne serait-il pas plus intéressant de nous attarder sur les problématiques de fond ? Et fondamentalement, pourquoi ces vieux stéréotypes nous blessent autant ? Est ce vraiment les publicitaires qui blessent ? Ou savent-ils comment jouer avec notre corde sensible ?…

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